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J'essayerai de mettre a jour le blog un maximun mais étant donné que je reprend les cours demain se sera plus difficile. Merci de votre compréhension lol !
Les bio seront afficher dans l'ordre alphabétique et non de préférence.
• ραgє 1 : 113 ; Akhenaton ; L'Algérino ; Ali.
• ραgє 2 : Alibi Montana ; Al Peco ; Amara ; Les Amateurs ; Les Architekts.
• ραgє 3 : Arsenik ; Assassin ; Bakar ; Black V'ner ; Booba.
• ραgє 4 : Bouchées Doubles ; BOSS ; Busta Flex ; Casus Belli ; La Caution.
• ραgє 5 : Chiens De Paille ; Cut Killer ; Dadoo ; Diam's ; Dj Doze.
• ραgє 6 : Dj Goldfingers ; Dj Poska ; Doc Gyneco ; Don Choa ; Dontcha.
• ραgє 7 : Diziz La Peste ; Fabe ; Fonky Family ; La Fouine ; IAM.
• ραgє 8 : Ideal J ; Intouchable ; Joey Starr ; Kamelancien ; K.D.D.
Le rap devient visible en France à partir de 1984 en étant diffusé par les nouvelles radios libres, puis par la télévision, notamment avec l'émission H.I.P. H.O.P. présentée par Sidney sur TF1.
Le hip hop devient rapidement très populaire en France, cependant les jeunes français se portent alors plus vers la danse, appelée à l'époque le « smurf ». Ritchy et Lionel D, que l'on présente souvent comme les tout premiers rappeurs français, sont totalement inconnus. Le premier album de de Dee Nasty, Panam' city rappin, autoproduit, passe inaperçu. Quelques liens discographiques sont discrètement établis entre Paris et New York : Le Wild Style et World Destruction, du groupe Time Zone, produits par Bernard Zekri, à l'époque journaliste d'Actuel, Odéon, qui restera un certain temps au top 50, chanté en français par B-Side et Bernard Fowler. Quelques « tubes » très grand public lorgnent vers le rap : Chacun fait ç'qui lui plait (Chagrin d'amour, 1981), Je suis de bonne humeur ce matin (Tristan), Paris Latino (Bandolero, entrecoupé par un rap de Gary « Gangster beat », qui apparaîtra aussi sur le Under Arrest de Serge Gainsbourg), ou vers la culture Hip-hop : Wally boule noire (François Feldmann), Street Dance (Break machine), produit par Jacques Morali. La maison de disques Barclay essaie d'imposer Johnny Go et Destroy Man dans une veine qui se veut gentillement « méchante » avec le maxi On l'balance (1986), dont le visuel est dessiné par Tanino Liberatore.
C'est à la fin des années 1980 que le rap français apparaît avec les premiers freestyles de NTM, Assassin, MC Solaar en direct dans l'émission Deenastyle, présentée par Dee Nasty sur Radio Nova. Le rap français naît donc avec un ton revendicatif et des textes évoquant le racisme, la précarité, le chômage ou la violence ; des thématiques plus inspirées de Public Enemy que du rap festif.
Le premier succès grand public survient avec le groupe belge Benny B. en 1990. Si le tube Mais vous êtes fous n'a de rap que la forme (aucun contenu contestataire ou revendicatif), il n'en représente pas moins la première incursion significative de cette musique dans le paysage musical francophone. Cependant, c'est surtout avec des compilations que le rap français va éclore. Ainsi Virgin sort Rappattitude qui contient toute la première génération de rappeurs français et qui se vendra à 100 000 exemplaires. Les succès de Peuples du monde de Tonton David et Bouge de là de MC Solaar marquent une nouvelle étape dans la banalisation du rap, qui sera consacrée avec Le Mia de IAM et La Fièvre de NTM, rappeurs engagés auxquels ces morceaux festifs permettront de gagner une notoriété nationale.
Au milieu des années 1990, le succès retentissant de rappeurs provocateurs et revendicatifs issus des banlieues, dans lesquelles ils officient depuis des années, est l'occasion d'un débat sur les conditions de vie dans cet environnement. Le coup de projecteur médiatique n'apporte malheureusement aucune solution et l'échange entre les banlieues représentées par les rappeurs et la classe politique tourne au dialogue de sourds, comme lors d'une émission télévisée durant laquelle le député RPR Éric Raoult demande au groupe NTM combien de « thunes » ils ont réinvesti dans leur quartier. Le mouvement hip-hop est profondément ancré dans ce milieu social et le rap est la première expression musicale qui en est issue. Son succès est phénoménal et provoque un véritable phénomène de société : la jeunesse des banlieues redécouvre le plaisir de jouer avec la langue de manipuler les mots, les sons et les sens. Le rap devient une porte vers la réussite et la célébrité (on parle alors d' « ascenseur social »).
La médiatisation continue avec par exemple l'émission Rapline sur M6 et l'apparition de magazines spécialisés. Le rap commence à vendre et devient plus dansant avec des groupes comme Alliance Ethnik, Ménélik ou Doc Gyneco. Les textes ont un contenu social moins marqué et donc plus acceptable par le « grand public ». Ainsi, avec le premier album de MC Solaar, qui offre une image plus douce et plus poétique au rap, le courant obtient une reconnaissance critique et populaire et certains n'hésitent pas à évoquer l'influence d'artistes respectés tels que Serge Gainsbourg.
Mais le rap hardcore survit avec une musique plus violente et des textes décrivant le vécu des jeunes de banlieue avec des groupes comme le Ministère A.M.E.R.. Celui-ci apparaît au grand public à l'occasion de l'« affaire NTM » .
Le rap connaît alors un nouvel engouement auprès du grand public et de nouveaux groupes apparaissent comme Arsenik, la Fonky family ou Ménage à 3.
À la fin des années 1990, le rap devient un courant musical majeur en France notamment par la médiatisation assurée par la radio Skyrock qui en fera sa spécialité tout en diffusant des morceaux de plus en plus standardisés. Dès 1992, MC Solaar remporte la victoire de la musique du meilleur groupe de l'année ; en 1998, IAM gagne celle du meilleur album de l'année avec L'École du micro d'argent, et, dès l'année suivante, une catégorie « album rap ou groove » est créée. Beaucoup d'argent est en jeu et on assiste à l'apparition d'un rap business tout comme aux États-Unis. Toutefois un style proprement français se développe qui se détache du modèle américain. La France devient la deuxième scène mondiale de rap. De nombreux groupes obsédés par leur classement dans les ventes de disques tombent dans la facilité et certains médias deviennent le passage obligé pour lancer un album, accentuant de ce fait un certain formatage (dans les rytmnes et sonorités autant que dans les paroles).
Rap festif :
Ce style compte parmi les plus diffusé sur les médias grand public, les thèmes recoupent généralement ceux de la musique pop avec laquelle il se confond parfois et la musique se base souvent sur des boucles d'air connus (ex : Ces soirées là de Yannick reprenant Cette année là de Claude François). Il existe également des groupes moins médiatisés ayant des thèmes moins basiques et des productions plus travaillées, c'est le cas des Svinkels, Java, TTC et Hocus Pocus. Pour ce qui est de Hocus Pocus (groupe de musique), le rap est très musical, plus proche du rap conscient que festif. Du même accabit, l'année 2005 a vu naitre un projet du nom de Juste Nous vol.1 qui réunit une scène française très musicale, dont le disours est loins des clichés usuels véhiculés par le rap plus médiatisé.
Le rap conscient :
Chronique de la vie sociale, cet aspect du mouvement tend à dénoncer ce que ses interprètes perçoivent comme des injustices tout en responsabilisant son public. Se considérant comme des porte-voix des groupes sociaux-culturels dont ils sont issus, ils s'adressent à tous. Ces artistes abordent des thèmes pouvant être très vastes (oppression, injustice, écologie...) se rapprochant par là de la devise aux sources du Hip-Hop : Peace, Love, Unity...and Having Fun. Les rappeurs phares de ce style sont Kery James, Rockin' Squat, La Boussole, La Rumeur, NAP, Rocé, Fabe, Kwal, Empathik ainsi que plein d'autre.. L'un des meilleurs albums de ce courant est, indubitablement, l'excellent Guerrier pour la paix de Faouzi Tarkhani.
Il ne faut pas sous-estimer l'importance de certains rappeurs dans l'évolution de la société française au sujet de certains sujets sensibles, voire quasiment tabous avant les années 1990, comme le passé esclavagiste et/ou colonisateur de la France, très subtilement abordé par Teemour dans sa chanson "Millenium" (album Don Blakka, 1998) :
''J'écris la vie de mon peuple comme un long mémorandum
Aux enfants de demain j'ajoute un post-scriptum
On s'ra pas des esclaves dans ce millenium
On s'ra pas des esclaves dans ce millenium''
Tout du long de cette chanson, Teemour, qui est le fils du grand cinéaste sénégalais Djibril Diop Mambéty, associe le thème de la fierté noire et des méfaits de la colonisation à une série de rimes en -um, qui montre son attachement à la culture latine et à la langue française.
Le rap hardcore :
Plus violent, tant au niveau de la musique que des textes qui évoquent le vécu des jeunes de banlieue,ou le rejet des valeurs établies, le rap hardcore est assez peu présent dans les grandes maisons de disques et se développe plutôt sous la forme de « mixtapes » enregistrées dans des studios indépendants. De ce fait, sa visibilité médiatique est très limitée. Très critique et revendicatif, il rejette le système social et économique avec des propos parfois extrêmement violents. Particulièrement agressif vis-à-vis de la police et de certaines personalités politiques, on trouve parmi ses rangs des rappeurs comme Yazid, Alibi Montana, LIM, Sheryo, Assassin, Sefyu, Tandem...
On peut aussi y classer un groupe communiste révolutionnaire comme Les Rapaces. Ainsi que le groupe Stupeflip qui mêle punk, rock et rap, dont les textes sont teintées d'aspirations anarchisantes.
Toutefois on remarquera qu'ils revendiquent fort et mettent beaucoup de "dérives" (à leurs sens) en avant sans pour autant proposer grand-chose de mieux. Pour certaines personnes ce genre de groupes aiment faire leur beurre sur la misère des autres. En effet répéter sans cesse que rien ne va est bien plus rentable et moins fatiguant que de se relever les manches et bosser à l'avancée des choses....
Le rap commercial :
Comme la quasi totalité des courants musicaux en vogue, la musique pop et la variété se sont appropriées certaines de ses caractéristiques rythmiques et thématiques.
De nombreux artistes originaires d'univers musicaux et de styles variés, interprètent donc une musique qui conserve certains aspects du rap, pour enrichir leur musique et créer quelque chose de nouveau.
A l'inverse, certains artistes de rap ont eux aussi puisé chez leurs collègues de la variet' pour renouveller le style et aussi pour s'adapter à un public plus large avce des sonorités « moins aggressive » car ancrée dans une histoire musicale commune. Ceci permet de rencontrer plus aisémment un succès de grande ampleur, à ce titre, Doc Gynéco est l'exemple type, il a rencontré un énorme succès avec son album Première consultation qui le laisse encore aujourd'hui au sommet des ventes d'album de rap en France 10 ans plus tard et revendiquait ce statut de chanteur de variété notamment dans sa chanson « Classez moi dans la variet' ».
Cependant, presque aucun artiste ne se revendique de cette tendance, le vocable « rap commercial » correspondant principalement à une volonté de la part des artistes indépendants et de leur public de dénoncer ce qu'ils considèrent être un dévoiement de l'esprit initial du rap pour répondre à des objectifs mercantiles. Ils stigmatisent en particulier une démarche marketing basée sur l'usage d'un vocabulaire caricatural, de thèmes « cliché » sur la banlieue, d'une musique plus abordable présentant souvent un aspect mélodique plus marqué et d'une durée optimisée pour les passages radio (se rapprochant autant que possible de 3m30s).
Cette commercialisation est utile aux « entreprises culturelles » qui récupèrent l'engouement pour le rap afin de proposer des produits de consommation variés, de la même manière qu'ils le font avec les autres courants musicaux dits « de jeunes ».
Le rap féminin :
Les interprètes féminines sont largement sous-représentées dans le rap, en général perçu comme un milieu très machiste. Elles sont le plus généralement cantonnées aux confins de la variété pop ou limitées à un rôle de faire-valoir du rappeur en participant à donner un aspect mélodique à certains morceaux à travers un refrain chanté.
Les premières femmes à avoir eu du succès en rap en France sont sans doute B-Side (Odéon) au milieu des années 1980 et Melaaz, cinq ans plus tard (Non, non, non, Je marche en solitaire). Mais l'une comme l'autre sont aux limites du rap et de la chanson et ne jouissent pas d'une reconnaissance totale dans le mouvement hip-hop.
Si on souligne souvent le déficit de femmes dans le domaine, celles qui s'y sont imposées sont pourtant reconnues pour un travail sans concession : Sté Strausz, Casey, Lady Laistee (sans concessions ??), Diam's (on avait pas écrit sans concessions avant ??),Wallen, Keny Arkana, Princess Aniès, K-Reen, Vitaa, pour ne citer que les plus célèbres. Thématiquement, elles ne se différencient généralement pas des groupes masculins cependant leur émergence permet l'apparition de nouveaux sujets tels que le viol, la place des femmes dans les banlieues ou la violence conjugale.
« La justice nique sa mère, le dernier juge que j'ai vu avait plus de vice que le dealer de ma rue' » (Assassin, 1991)
« Je suis pas sûr qu'y ait pas deux poids deux mesures, et pas, et pas de justice, surtout si tu pèses pas » (NTM, On est encore là, à propos de leur inculpation pour "outrage à personnes détentrices de l'autorité publique")
« (...) au travers d'organisations comme SOS racisme, crée de toutes pièces par le pouvoir PS de l'époque pour contribuer à désamorcer le radicalisme des revendications de la Marche des beurs : l'égalité des droits devient l'égalité devant l'entrée des boîtes de nuit. La justice pour les jeunes assassinés par la police disparaît sous le colosse slogan médiatique "Touche pas à mon pote !" ou "Vive le métissage des couleurs !", etc. » (La Rumeur, 2002)
Des procès ont été intentés contre des groupes comme NTM ou Ministère A.M.E.R. dans les années 1990. Le groupe NTM a été inculpé pour « outrage à personnes détentrices de l'autorité publique » en mai 1996 et condamné en novembre à six mois de prison dont trois mois fermes et une interdiction d'exercer leur métier en France pendant six mois. Après appel, la peine a été réduite à deux mois de prison avec sursis et une forte amende.
Le ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy a décidé en 2002 de lancer des poursuites contre La Rumeur, accusé d'outrage à la police parce qu'ils évoquent les "bavures" policières commises et jamais condamnées (Malik Oussekine, Makomé, Abdelkader Bouziane, etc.). Le groupe bénéficie, au nom de la "liberté d'expression", d'un non-lieu fin 2004, alors que Dominique de Villepin a pris la place de Sarkozy et que le procureur semble se désolidariser de la plainte émise contre le groupe. Néanmoins, au nom du nouveau ministre, le procureur décide finalement de faire appel. Le groupe est jugé à nouveau en juin 2006.
En 2005, le député UMP François Grosdidier, ainsi que 200 parlementaires, ont posé une demande de poursuite pour « incitation à la haine raciale et républicaine » à l'encontre des rappeurs Monsieur R, Fabe, Salif et des groupes 113, Ministère A.M.E.R., Bougnoul Smala et Lunatic.
Nombreux, à gauche (que ce soit au Canard enchaîné ou à L'Humanité), dénoncent ces procès comme des tentatives de censure visant à étouffer la liberté d'expression et la parole venant des quartiers. Les rappeurs replacent leur attitude dans la tradition musicale française, que ce soit la chanson de Georges Brassens (l'Hécatombe), le rock alternatif des Béruriers noirs (Vive le feu), ou Renaud. La plainte du député UMP Grosdidier, en particulier, a été analysé comme plainte conjoncturelle à visée exclusivement politicienne, afin de détourner l'attention de l'opinion publique vers les rappeurs, qui deviennent opportunément les bouc émissaires des émeutes de l'automne 2005. Le "rap conscient", qui dénonce l'insécurité sociale et les bavures policières à l'origine de la haute tension présente dans certaines banlieues françaises, est ainsi attaqué, l'accusation étant retourné contre son auteur. Cependant, Hamé (La Rumeur), peut se défendre, lors de son procès, en déclarant sobrement: « Ce n'est pas l'art qui fait l'histoire. (...) Ce qui est générateur de violence, ce n'est pas mon article : la violence existe ». Il évoque aussi ces « trois ou quatre générations » que chacun a l'occasion de côtoyer dans les quartiers populaires, et qui toutes portent leur « lot d'histoires individuelles et collectives sur [leurs] rapports avec la police » : « grands-pères, pères, grands frères, petits frères », depuis les ratonnades des années 1960 (avec pour paroxysme le 17 octobre 1961), jusqu'au 27 octobre 2005, en passant par les « étés meurtriers » du début des années 1980. « Nous sommes dépositaires, héritiers involontaires de ce rapport avec la police, qui ensanglante l'imaginaire des quartiers ».
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